Le syndrome Hélène et les garçons.

Ecrit avec doigté parPolo le peintreMardi, Mars 19, 2013 - 12:21

Grâce à la TNT, AB production continue de prospérer sur nos petits écrans, les personnages de nos années 90 grandissent. Il y a quelques jours, il parait même qu'Annette se serait tapée monsieur Gérard. Oh stupeur ! Ils ont osé. En même temps je crois que tout le monde s’en fout, mais il semblerait que d'irréductibles fans (oui, il y en a encore) n'aient pas cautionné cet inceste amical vis-à-vis de sa meilleure amie Justine. À propos d'inceste amical, je souhaitais me faire un petit délire freudien autour d’un syndrome que j'ai nommé le syndrome Hélène et les garçons.

Qu'est-ce que le syndrome Hélène et les garçons ? Premièrement, je tiens à préciser que ce syndrome n'est pas un Alzheimer musical, à savoir être en répétition sur 3 notes pendant 280 épisodes. Il ne réside pas non plus, dans le fait d'être capillairement associé aux chanteurs d’extrême. Quoique Florent Pagny ,aujourd'hui, semble atteint de ce mal inconnu. Enfin, il ne consiste pas à étudier de manière fictive la socio, ni d'avoir le back up de rires en boite dès que l'on fait une vanne pourrie.

Ce syndrome se manifeste dans un groupe d'individu, hommes et femmes confondus, il touche notamment à leurs rapports. Les premiers symptômes peuvent se manifester à la tendre enfance, mais ils apparaissent réellement à partir de l'adolescence pour perdurer à l'âge adulte. Selon les couches de la société, il peut avoir des conséquences télévisuelles diverses.

Quels sont les symptômes ?

Pour la petite enfance, aux prémices des émois amoureux, les enfants forment parfois des groupes d'amis, et se découvrent des amoureux et des amoureuses. Ceux-ci parfois peuvent être multiples. C'est à ce moment que l'on peut détecter des formes précoces de ce syndrome, à savoir dans le partage des amoureux et des amoureuses dans un même groupe d'amis sans que les autres en soient conscients. 
Cependant, ce sont le plus souvent des individus adolescents ou de jeunes adultes qui sont les plus affectés par ce mal. Effectivement entre 14 et 25 ans, des microcommunautés se constituent de 6 à 10 individus, de sexes opposés répartis de manière égale. Ces communautés se renforcent par une promiscuité géographique due au cursus scolaire. En effet, à cette tranche d'âge, correspond, une augmentation importante des interactions sexuelles. Pour un spécimen masculin ou féminin, quoi de plus simple que de taper dans ses amis proches. D'un revers de main balayer l'amitié homme/femme, cela étant un mythe puisque nous sommes tous des animaux sexués mués par un instinct de reproduction intense. Cette catégorie d'individus est donc la plus souvent touchée par le syndrome Hélène et les garçons dès lors que leur adage est "pourquoi chercher midi à 14 heures". 

En effet, l'envie de découverte et d'ailleurs, font qu'au sein de ces groupes, l'ailleurs se résume à se taper les deux meilleures copines de sa copine qui elles-mêmes se taperont ses deux meilleurs potes. À partir de là, toutes les combinaisons sont possibles. À savoir que de nombreux échanges de fluides seront effectués, mais jamais de manière simultanée. Certes, c'est une bande de potes, mais super hypocrites, donc, pas de partouze, du moins pour le moment. Si le groupe reste soudé malgré son manque de sincérité, la casse sera limitée. Il y aura cependant des transferts de partenaires entre les couples, une sorte de libertinage non avoué sur plusieurs années. Le spectre de la perte d'intimité sentimentale, de la jalousie, des jeux de dupes, est fort, car à terme tout le monde connaitra tout sur tout le monde. In fine, l’éventualité d'accepter sans broncher les nouvelles conditions d'utilisations des réseaux sociaux est quasi certaine. 

Sur un plan sexuel, le syndrome d'Hélène et les garçons peut s'accompagner de MST groupées. Il y aura toujours la possibilité qu'un membre se désolidarise de la bande, ne serait-ce que quelques mois, des "étrangers" apparaitront alors dans le groupe. Soit il y a intégration, avec de nouvelles possibilités d'inceste amical, soit cette inclusion passagère sera le terreau de nouvelles MST. La contamination sera rapide, le groupe pourra imploser, ou bien celui-ci acceptera fièrement cette nouvelle maladie vénérienne comme le blason du gang.

Que vous ayez été atteint ou êtes atteint du syndrome Hélène et les garçons, des séquelles peuvent se manifester à de nombreux moments de votre existence.

A) Les séquelles graves (lorsque le syndrome persiste).

À des âges plus "mûrs", milieu de la trentaine, après plusieurs combinaisons de couples, un dernier tour de table, et les mariages actés, le groupe peut encore subsister. Cependant, des doutes existeront sur les progénitures des uns et des autres, seule une analyse génétique pourra déterminer l'exactitude de la parenté. Une autre séquelle peut subvenir au moment des divorces et finalement de l'énième tour de table. Votre fils peut s'être tapé votre ex-copine en mode cougar devenue votre future femme (quid du futur fils/petit fils?). En même temps, votre meilleur ami retournera avec votre ex-femme ou pire se tapera votre fille, enfin, peut-être sa propre fille puisqu'on ne sait pas. De facto, nous sommes là dans l'inceste le plus total, sale comme dirait Jean Kévin. Résultat des séquelles financières, et judiciaires. Vous auriez du faire une fac de droit et non de socio.

B) Les séquelles mineures (une fois le groupe quitté).

  • Vous êtes finalement marié avec la grosse ou la chieuse de la bande, le groupe s'est dissout, votre vie est un enfer, impossible de se rabattre sur ses ex-meilleures copines.
  • Sans groupe, vous devenez handicapé sentimental, manque de repères en société, incapacité à séduire des filles célibataires, vous êtes condamné à culbuter la mariée de vos nouveaux meilleurs potes.
  • Vous acceptez la maladie tous ensemble. Vous décidez de fonder une communauté amish dans le Lubéron après avoir regardé un reportage d'enquête exclusive.
  • Vous devenez fan de Grey’s Anatomy et voulez reprendre vos études de médecine.

Pour ceux qui ont réussi à s'émanciper de leur groupe, le syndrome "Hélène et les garçons" peut perdurer à une échelle sociologique plus grande.
C) Les séquelles politiques (réminiscence du syndrome après des études).

Après un syndrome "Hélène et les garçons" contracté à science Po ou à l’ENA. Au sein de votre bande, vous avez su manier mensonge et trahison tel un Machialviel des temps modernes. Des hommes et des femmes ont été convaincus par votre fausse sincérité, vous faites désormais partie de la classe politique. Quelque soit votre sensibilité, vous partagez les faveurs de Carla, Valérie, ou de quelques autres journalistes politiques, l'Ena et Science Po fusionnent à nouveau. Attention, lors d'élections le syndrome "Hélène et les garçons" pourra vous coûter cher, surtout si vous êtes tombés dans le libertinage.

D) Les séquelles people, réminiscence du syndrome lorsqu'on n’a pas de qualification.

À des niveaux plus modestes, récemment sorti de votre groupe pour cause d'ego surdimensionné et de déscolarisation anticipée. Vous choisirez la télé-réalité, pour faire une carrière dans les Anges. D'une saison à l'autre, vous accepterez l'humiliation télévisuelle et changerez régulièrement de partenaire au sein des mêmes groupes d'individus, au risque de finir en désespoir de cause avec Loana ou Amélie. Vous cumulerez donc une séquelle mineure et une séquelle people.