Ma toute toute première fois, d'autolibertin ! partie 1

Ecrit avec doigté parPolo le peintreMardi, Janvier 29, 2013 - 12:27

Aujourd'hui je vais pour parler de ma toute première fois... En voiture électrique, en gros je me suis abonné à autolib. Il y a quelques années, nous avions abordé le sujet de "comment draguer en vélib", dans une moindre mesure je me suis demandé, si autolib' avait le même potentiel de rencontre.

À vrai dire, les récents événements météo, et ma curiosité ont été plus forts que la question précédente. En effet, même si le service est en place depuis 1 an je me suis toujours demandé qui étaient ses abonnés. Je les regardais avec intérêt, mais quelle était cette communauté étrange qui aime tant partager leur voiture ? J'ai nommé les "autolibertins". À défaut de n'avoir eu aucun reportage "tellement vrai" sur ces nouveaux comportements automobiles, et donc, de ne pouvoir me faire un avis objectif sur la chose. Je décidai de franchir le pas.

Il ne me fallut qu'un épisode neigeux sur Paris pour que je me décide à faire une infidélité à mon scooter. La tentation chaleureuse de cette voiture ouverte à tous était trop tentante. C'est donc dans des conditions hostiles similaires à une petite Sibérie, mais permettant une grande discrétion que je me dirigeai vers une borne d'abonnement autolib, " bulle" avant-gardiste tout droit sortie du trottoir. Première impression, "on se les caille" dans cette bulle. Là, j'y remarque un écran tactile, une webcam et un terminal de paiement. Voyons voir cette prise d'abonnement ? Je me rends compte que l'initiation à l'autolibertinage passera par la case virtuelle. Après cette petite appréhension, je me lançai, via une sorte de chatroulette la borne me mit au hasard en contact avec un téléconseiller. Pas de bol, je tombai sur un grand black. Aie ! Cette initiation risque d'être rude. Bref, il me posa une série de questions plus ou moins indiscrètes. Des vérifications d'identité furent demandées et un paiement exigé pour passer à la suite. Jusque-là, rien d'anormal pour un abonnement. Tout à coup gros bug ! Plus rien ! Je n'ai pas pu payer, la borne dut être réinitialisée. Je rappellai le centre des autolibertins, et par chance la borne chatroulette me proposa cette fois-ci une jolie blonde à forte poitrine. Ah! Je respirai, c'était déjà mieux. Après une séance de Windows 95, je retrouvai la belle. Entre-temps, ce petit incident me laissa dubitatif, et je me fis la réflexion que cette initiation ressemblait vraiment à un gros plan cam de cul. Je me ressaisis, pris un grand sourire et finis par payer. Règlement fait, j'eu le droit à toute l'attention de ma conseillère. Je l'assènai de questions plus ou moins pertinentes sur le fonctionnement du système. Je vis à cet instant précis le potentiel érotique du système d’autolibertinage, surtout au moment où celle-ci me précisa qu'elle était disponible toute la nuit, et qu'il ne fallait pas hésiter à l'appeler. Passé un "humm coquine" qui me traversa l'esprit, j'en conclus que j'étais devenu officiellement un autolibertin.  

Pour résumer, le parcours initiatique d'un autolibertin, c'est se retrouver en face d’une webcam, devoir justifier d'un âge légal et payer en carte de crédit pour pouvoir discuter à une blonde à forte poitrine avec un soupçon de racolage. Hormis l'aspect chatroulette, il ne manquait plus que les choix : sodomie, avec ou sans jouet, ou pratique SM (mais là je pense que pour le coup ça allait plutôt avec le grand black). En tout cas, si à terme le service autolib ne trouve pas son public et vu l'aspect aguicheur de son service, Bolloré pourra toujours transformer ces bornes d'abonnements en peep-shows virtuels. Il pourra argumenter une solution durable contre la prostitution de rue : "Autolibertin discret, safe, paiement sécurisé, et juste en bas de chez vous".