Attention énorme coup de cœur de ra7or - DoomsDay

Ecrit avec doigté par: PataponMillésime 2008

Alors on ne fait pas souvent des critiques de

films (ici, et ), et on n’avait encore jamais fait une critique d’un
film qu’on a vraiment aimé… (on y arrive moins bien d'ailleurs).

Ce week-end donc, j’ai vu Doomsday de Neil Marshall (merci à celle qui me l’a conseillé) avec Polo et on a pris une énorme claque.

(Quasi) Spoiler.

 

Le film commence par un contexte « findumondesque » comme pas mal de films ces derniers temps (28 jours plus tard, I am a legend… j’en passe), en gros, un virus dont on ne sait pas grand-chose colle des énormes boutons dégueulasses sur la gueule des Écossais alors sous la houppette du gouvernement anglais et de son premier ministre
pakistanais (normal, on est en 2035) des sociétés comme Vichy décident de mettre toute l’écosse en quarantaine et de surveiller les scottishs et leur vilaine peau à l’aide de photos satellites. Evidemment ils crèvent tous comme des chiens galeux, mais quelques années plus tard, le virus revient, en Angleterre cette fois, ça ne fait pas rire le Paki et Vichy n’a toujours pas sorti de soin efficace, alors une Lara Croft bonne, mais borgne est envoyée dans la zone pour trouver un remède… car oui, il y a des survivants, en fait. Comme elle ne sait pas trop à quoi s’attendre une fois dans cette Ecosse désertée depuis 25 années, Lara Croft pas conne, mais borgne chope deux tanks indestructibles, pas mal de flingues, peu de fringues et quelques militaires dont un s’appelle Norton (anti-virus ?), pas folle la guêpe !

S’en suit la découverte de l’Ecosse et là c’est le choc. La vache, on dirait qu’il n’y a pas âme qui vive.

Lara épluche l’hôpital pour trouver trace d’un vaccin, elle fait chou blanc pour le remède, mais ne part pas les mains vides. Le comité d’accueil écossait lui tombe en effet dessus, une centaine de punks pleins de bonnes intentions déboulent d’une chambre de l’hosto. Ils sont méga vénères et bouffent de tout, enfin surtout de l’humain. Lara tire sur tout ce qui bouge, ses potes militaires aussi, c’est la grosse boucherie. Pendant ce temps, le mec qui garde le blindé se fait racoler par une prostituée locale qui parvient donc à infiltrer le tank et à foutre la merde dans le système GPS si bien qu’ils s’emplafonnent dans un hangar et qu’elle se retrouve avec une grenade dans la chatte… et explose sans demander son dû.

Pas de bol, plus de balles, du coup gros repli dans l’autre blindé, mais des punks par milliers qui ont du voir l'armée des morts s’en prennent à la fine équipe, déjà plus légère de deux membres… le blindé ne fait pas 3 minutes avant de partir en tonneau. Les punks sont comme des fous, ils capturent Lara et ses potes pour les bouffer. C’est là que Lara la borgne rencontre le chef des punks. Elle se fait défoncer la gueule grave parce que le chef des punks il a besoin de se détendre, bah ouais, dans 10 minutes, il donne un concert des Blues Brothers (!).

Grand spectacle de moto mad-maxien, digne du plus grand cabaret du monde, gogo danseuse cannibale, pogotage en masse, le concert tient toutes ses promesses. En apothéose, Norton est cuit croustillant et à point façon hippopotamus pour être finalement dévoré par la foule en délire.

Dégoutée d’avoir loupé le spectacle, Lara, toujours enfermée dans sa cellule, use de ses charmes pour récupérer les clés auprès du garde (un classique), elle s'évade, croise la meuf du chef sur son chemin, et comme chlak chlak la girafe, elle lui coupe la tête.

Elle s’enfuit grâce à l’aide de la belle-sœur du chef, qui connait un mec qui conduit un train. Le chef découvre la gueule de sa meuf béante sur le sol et il n’aime pas ça. Il mobilise tout son gang comme un syndicaliste de la ligne 4 pour courser Lara qui n’a pas de billet de train. Elle le chope en marche, technique brevetée par Jamel Debouze mais elle, garde son bras.

Les punks retournent à leurs motos.

Lara prend le train et trace vers Kane, père du chef punk et ancien médecin donc possible détenteur du vaccin qui aurait sauvé tous les Écossais et pourrait sauver les Anglais (enfin faut avouer que les effets secondaires punk anthropophages font un peu chier) …

Ils arrivent dans une forêt et là ils tombent nez à nez avec le chevalier qui a joué dans le premier épisode du seigneur des anneaux. Putain pas le temps pour un autographe, Lara se rend sur-le-champ pour être conduite sans effort à Kane.

Le changement d’ambiance est dingue, on passe d’une ambiance madmax dégueulasse et violente à une mise en scène on ne peut plus classique de films historiques option moyen-âge. Le contraste est
saisissant et le réalisme bluffant. On apprend que les moyenâgeux décroissants sont en guerre contre les punks cannibales. Putain l’écosse c’est devenu soit des vieux cons, soit des racailles punks.

Lara rencontre Kane et ce n’est pas le grand amour, je pense que Kane aurait préféré Barb wire (j’ai le droit à un jeu de mot à la con par article OK ?). Bref non Kane il a fait croire à tout le monde que
rien n’existait au-delà du mur de l’Écosse (je n’ai pas parlé du mur encore, c’est comme celui de Berlin, sauf qu’il fait tout le tour de l’Ecosse et qu’il mesure 15 mètres de haut), alors non, Lara qui débarque d’Angleterre, ça lui plait moyen comme idée. Du coup remake de Gladiator, Lara est opposée à une brute en armure. Mais Lara dans sa jeunesse elle a bouffé du Van damme, pas les gâteaux hein, alors à la brute d’antan, elle lui fait bouffer sa mère.

C’est là qu’on repense au Chef des punks cannibales qui doit bien être vert de ne pas pouvoir bouffer sa mère, et qu’on repart vers le Sud, parce que le Kane, le vaccin, il l’a pas. Mais tout ce périple au 12e siècle n’a pas servi à rien, puisque Lara a appris que certains Écossais étaient immunisés, et que leur sang peut servir de base à un vaccin. Du coup elle garde avec elle une Écossaise immune, la première qu’elle a sous la main, c’est la fille de Kane, donc la sœur du chef punk et la belle sœur de la femme du chef punk, vous suivez, oui, celle qui a perdu la tête.

Pour repartir vers le Sud, Lara choppe une Bentley dernier cri, enfin un modèle de 2008 en 2035, ça fait sacrément ringard surtout quand tu vois le matos des Punks : Rien à envier aux fous du volant : barquettes à roulettes, voitures de flic des années 80, fourgonnettes tunées…

D’ailleurs s’en suit une course poursuite d’anthologie où je ne vous dévoile rien, car ce serait abusé tellement cette scène d’une dizaine de minutes est jubilatoire.

D’ailleurs je ne vous raconte pas la fin même si j'ai très envie, allez voir ce film qui est une énorme bouffée d’oxygène et qui change du cinéma préfabriqué. Ici le réal a eu des moyens et de la liberté. C’est parfaitement politiquement incorrect, c’est un appel à ne pas se fondre dans la masse, c’est l’assurance de passer un putain de bon moment, et qui reste longtemps en bouche, comme de la viande d'homme... n'est ce pas mesdemoiselles ?

Du même réal : The Descent est un film d'horreur intéressant qui descend assez profondément dans vos angoisses de femmes, mesdames.