C'est l'histoire d'une bouillotte et d'un glaçon

Ecrit avec doigté par: The TouristMillésime 2007

En cette période estivale automnale hivernale (ben oui ça caille pour de vrai là, on fait plus semblant), il nous semblait intéressant d'aborder un sujet palpitant s'il en est, celui des différences de température que peut bizarrement émettre le corps des hommes et des femmes. Les femmes ont froid, les hommes ont chaud. Cela nous pose un problème, qui touche tous les mecs, et avec lequel nous devons apprendre à vivre.

Paris, 21 juillet 2007
Il fait beau, il fait chaud (le premier (ou la première, je le sens) qui me dit que non-le-21-juillet-justement-il-faisait-pas-beau-ni-chaud, ça va chier), je me couche auprès de ma dame. Allez, on pousse le bouchon et on dit qu'il fait 31°C.

Il était un glaçon...
Elle, enroulée/emmitouflée/emballée dans une grosse couette bien chaude, le genre de couette qui sert à réchauffer les gens perdus en pleine montagne, quand on les retrouve on leur jette ça dessus pour pas qu'ils meurent de froid, et là en 14 secondes ils sont d'attaque pour regrimper en haut de l'Himalaya. En d'autres termes, on est face à une couette qui fait spa : tu t'endors avec un centimètre carré de cette couette sur toi (si) tu te réveilles le lendemain matin, tu as perdu 8 litres d'eau et autant de kilos. Mais voilà, allez savoir pourquoi et aussi invraisemblable que celui puisse paraître, votre dame a froid.

... Qui avait une bouillotte, moi, je suis en tenue d'Adam. À l'air libre (oui, décontracté du gland, tout ça tout ça). Et Bon Dieu, mais ce n'est pas vrai je crève de chaud ! Je vous laisse imaginer la scène, je me couche à côté d'un nem géant qui grelotte et qui murmure des « j'ai froooooaaaaaaaaad », comme si tu venais d'allumer la clim en plein hiver, alors que tu es déjà en train de perdre tes premiers litres d'eau. Moi comme un con, je commence à m'endormir, je baisse ma garde (l'erreur bête, depuis j'ai appris à dormir en gardant toujours un oeil ouvert), je ne la vois pas venir, d'un
roulé-boulé, elle a réussi à s'agripper à moi, et à basculer sur moi ses 60°C, comme si de rien n'était. L'excuse : « oh, mais tu vas me réchauffer et puis je dors mieux dans tes bras ». Mais ce n’est pas mon problème ! Chacun son super pouvoir, moi j'ai chaud, toi tu as froid, on va dire qu'on est complémentaire et que ça, c'est cool dans un couple (et blablabla et blablabla), mais soyons complémentaires chacun de notre côté du lit, et tout le monde s'en sortira vivant.

Alors, comment procéder?
Faut-il faire appel à un thermomètre pour prouver à sa chère et tendre qu'on est bien au bord de la combustion spontanée (cet épisode de X-Files me hantera à jamais... hum bref)? Bon, on n'est pas à la visite médicale non plus. Faut-il, en ces périodes particulières de forte chaleur, instaurer un périmètre de sécurité avec interdiction d'approcher à moins de x cm de l'être aimé (c'est dur quand même)? Bon, on n'est pas à l'armée non plus. Faut-il faire des concessions (au péril de sa vie quand même !) pour la personne qu'on aime et lui laisser vous grimper dessus? Bon, on n'est
pas Mère Thérésa non plus.

Quoique la dernière solution soit largement... envisageable. Lorsque madame a froid, madame peut être réchauffée facilement, nous connaissons tous la recette... Il faut alors réfléchir une nano seconde (temps nécessaire pour peser le « pour »), pour en arriver à la conclusion suivante : il saut savoir se sacrifier de temps en temps...

À l'heure où les Al Gore et autres Nicolas Hulot clament haut et fort que la planète a trop chaud (comme nous !), nos femmes pensent pouvoir remettre en cause la véracité de sérieuses études
scientifiques, à coup de claquements de dents, de « brrr brrr brrr » et"gla gla gla »? Il s'agirait de ne pas se laisser faire là...