Comment augmenter ses chances de pécho dans une association ?

Ecrit avec doigté par: ShywhitesharkMillésime 2007

Septembre ? Quoi septembre ? Ah bon, il y a eu un mois de septembre ? Ah merde… Bon j’ai loupé le mois charnière. Le quotidien masculin a parfois tendance à zapper des mois entiers… J’appellerai Simak ou Asimov à la rescousse un jour pour comprendre… Bref, je sors la tête de l’eau (comme tout whiteshark qui se respecte c’est évidemment pour béqueter un peu…) et je retrouve une vie normale. Et comme chaque année à la rentrée (la mienne en tout cas), je me pose la question du comment je vais pouvoir travailler assez pour valoriser mes actions + trouver du temps pour voir les potes + me réserver des moments pour lire mes quatre bouquins par mois + faire du sport pour me défouler + passer au moins une demie heure par jour à faire du recrutement sur meetic + passer les entretiens + sortir + développer ma culture ciné/expo/philo (oui c’est le trip de mon

dernier CDD en date :-/) + passer du temps à rassurer ma maman (non-maman-ça-va-oui-j’ai-une-vie-chargée-non-je-ne-prends-de-drogue-pour-tenir-le-coup-non-je-n’ai-pas-de-copine-en-ce-moment-non-je-ne-déprime-pas-non-mais-non-maman-arrête-non-au-fait-comment-ça-va-avec-papa-allô-maman-allôôô ?) et tout ça en dormant au moins 10 heures par jour… La solution, comme chaque année, c’est mutualiser : plusieurs objectifs par moyen d’action. Leçon d’aujourd’hui : l’association utile.

Déjà dites-vous qu’il n’est pas trop tard pour s’inscrire.Toutes les associations cherchent désespérément des nouveaux membres pour négocier avec la mairie leurs subventions. Plus vous arrivez tard après la rentrée, plus vous êtes accueillis comme un Maé dans un concert pour ados. Et entre nous, c’est pas mieux que les nanas qui elles s’y s’ont prises en avance et se sont inscrites dès la fin août au club de gym et qui mi-octobre avouent ne pas encore y avoir mis une seule fois les pieds (« siiiii mais le cours de bodypump il avait déjà commencé alors… j’ai regardé… et puis bon c’est l’intention qui compte d’abord ! » « non pas là non… »). Résumé introductif donc : faites des choix utiles.

Vivier numéro
un : l’association caritative

Parce que – n’y voyez au mieux qu’une observation sociologique à la Cabrel– une fille célibataire c’est une fille qui se pose des questions. Et pour essayer d’échapper au « pourquoi je suis seuuuuuuuule » qui immanquablement la fait chouiner pendant qu’elle se baffre de glace au yaourt Michel et Augustin (eh les filles, dans « glace au yaourt » y’a aussi « glace »…), elle essaye de se rendre utile. Et ça commence par son entourage. Qu’elle pourrit évidemment. D’abord, elle essaye de jouer les entremetteuses avec tout le monde, ça lui permet de vivre un peu d’amour par procuration. Mais elle y met tellement de zèle que rapidement tout le monde est maqué (pour de vrai ou pour avoir la paix soit dit en passant…). Et qu’au milieu du salon avec le couple d’un côté et elle de l’autre avec sa vache givrée salée par le goût des larmes, elle se rend rapidement compte qu’elle fait tâche (la vache !)… De fait, elle doit se retourner vers des inconnus pour se trouver bonne (sic) à quelque chose et il s’avère qu’il y a des gens qui sont en demande… La voilà donc dans une asso caritative. En recherche de reconnaissance, le plein de tendresse qui déborde souvent des yeux et de la disponibilité… Goût du sang dans l’eau… Petit truc perso pour optimiser ce mode de recrutement : pas plus de deux ans dans la même asso : la première année, on profite du fait d’être nouveau et on va voir tout le monde en jouant un peu le gars plein de bonne volonté mais un peu perdu (elles adorent prendre leur rôle de mère à cœur pour un humaniste en herbe…) ; la deuxième année, on joue les parrains pour les nouvelles… La troisième année… on s’est fait une réputation donc, grillé, on change de terrain de jeu…

L’association
sportive : soyez stratégique

Vous allez voir, essayer de draguer en asso sportive, c’est un sport qui mériterait une fédération à lui tout seul ! Faut pas se voiler la face, nous les mecs, on devient des labradors dès qu’il y a une baballe en jeu. On a donc peut-être moins à se forcer pour cette deuxième option. En revanche, on a vite tendance à voir nos instincts de dominant prendre le dessus et de passer du sport loisirs au mode « compèt’ » : ça c’est la pire erreur à faire, tout simplement parce que du coup ça veut dire entraînement dirigé et par catégories. Par catégories ça veut dire par niveau de jeu et par équipe, donc par sexe. Donc pas de mixité. Donc ça sert à rien. En plus on s’énerve de ne pas avoir le niveau, on traite, on lâche des mots qui choquent… Non franchement, à éviter… Evitez également tous les sports où il peut y avoir un contact, c’est rédhibitoire en terme de mixité : football, basket, handball, lutte gréco-romaine… Un autre critère qui multiplie les chances de tomber sur une population plus féminine qu’ailleurs : un sport qui se pratique aussi en dehors d’une salle, en loisirs ou pour le fun. Parce que du coup, ça met moins la pression à la miss qui croit « savoir jouer » parce qu’elle en a fait pendant les vacances : ping pong, badminton… Enfin, dernier critère qui favorise encore vos chances, c’est un sport d’équipe. La première occasion de faire un truc commun et si vous êtes
assez malins, vous ferez tout pour la mettre en valeur et la féliciter derrière… Ca en devient trop simple… Allez, en bonté, je vous donne mon bon plan du mois à travers une petite devinette : quand vous bloquiez devant Olive et Tom à la télé et que vous rêviez de vous inscrire dans un club de foot, elle regardait quoi votre petite sœur ? Bingo ! Et en plus, la trame centrale de ce dessin animé, c’était quoi ? Bingo ! « c’est amour et bonheuuuur, la vie pour Jeanne et Sergeeeeuuuuu… ». Y’a plus qu’à aller traquer la Azuki maintenant…

Mais ne vous faites pas prendre au jeu !

Bon un truc à savoir quand même, c’est que, vous avez dû le remarquer, la plus classe des nanas révèle des problèmes moteurs majeurs à partir du moment où elle doit courir ou taper dans un ballon. Ca, c’est un grand mystère que je n’ai pas encore élucidé, mais elles ont toutes l’air ridicule avec leurs genoux en dedans à courir comme des canards. Faudra qu’on m’explique mais je crois que ça doit être génétique. Il faudra faire en sorte de ne pas trop lui en tenir compte, elle a sûrement d’autres qualités… Un piège énorme aussi c’est que même si elle essayera de faire des efforts surhumains, elle aura de toute façon des pieds à la place des mains et ne comprendra jamais quand c’est à elle de jouer... Là, il vous faudra la force spirituelle d’un Jean-Claude Vandamme pour ne pas lui hurler devant tout le monde « mais c’est pas possible, t’es bouleversante de connerie ma pauvre fille ! c’est pas compliqué quand même de taper dans un ballon, t’as eu la polio ou quoi ?!!! ». Parce que là, à moins d’être un d’Aboville hors pair, non seulement vous êtes grillé avec elle mais aussi avec tout le club… N’oubliez donc jamais, le vrai sport que vous vous pratiquez n’a pas encore de fédération… Ne faites pas l’erreur de débutant de vous prendre au jeu de la baballe…

Association cul-turelle…

Oui je sais, « culture » c’est un mot qui fait peur… Mais bon, pensez à Jack, ça rend déjà les choses moins sérieuses, non ? Il faut aussi vous dire que ce n’est pas parce qu’elle est inscrite dans une asso culturelle que c’est une flèche… Et entre nous, loin de là… Sinon, elle lirait tranquille ses bouquins chez elle le soir ou irait le dimanche après-midi aux expos l’esprit vagabond. Elle est souvent dans ces assos pour essayer de voir si elle a bien compris, voire pour essayer de comprendre tout court. Oui je sais, j’entends déjà hurler les trucs sans pénis filles qui lisent ce blog… Mais bon, c’est de l’expérience tout ça. Je les mets au défi de me prouver le contraire. Bref. Ca c’est fait. Enchaînons. Pour revenir à l’asso culturelle donc, laissez les autres parler, plus ils brilleront, moins elle les trouvera accessibles… Préparez quelques phrases qui ne veulent rien dire mais qui peuvent permettre d’engager la conversation en lui laissant croire qu’elle a les facultés de pouvoir l’entretenir. Entraînez-vous aussi à ne pas éclater de rire quand elle vous sortira des pensées sorties de nulle part, ça la fout mal. A nouveau, préparez des jolies phrases. Tout passe par des jolies phrases. On s’en fout un peu du contenu, c’est la forme qui compte (je parlais des phrases là hein…). De toute façon, elle, elle est là pour les jolies phrases (« ce qui me fait craquer chez toi, c’est la façon avec laquelle tu examines sans fatigue ces petits rien en y injectant la profondeur naturelle qui te rend si singulière »). Meuuuh non elle n’a pas compris que vous la traitiez de conne. Au contraire, elle croit que vous lui avez fait un compliment et elle pensera qu’elle est en train de parler à un intellectuel. Vous pouvez même devenir très créatif à ce petit jeu et vous découvrir une âme de BHL : « ce que j’aime chez Weisberger, c’est cette facilité qu’elle a à rendre compte des phénomènes sociaux les plus complexes et les plus contemporains avec le recul nécessaire pour toujours flirter avec l’humour sans jamais tomber dans la farce, tout en donnant un ton moral qui, loin d’être puritain, sera un enseignement pour les futures générations. C’est une version moderne des Rougon-Macquarts ! ». Vous verrez, ça devient jouissif !

LE piège : le
club de remise en forme

Ca va être bref mais intense. La conclusion, c’est que vous perdez sur tous les niveaux : vous êtes trop musclé, elle pense que vous n’avez rien dans la tête ; vous ne l’êtes pas du tout, elle trouve que vous ressemblez à une crevette à côté des Lou Ferrigno qui soulèvent l’équivalent d’une voiture au développé couché ; vous faites du rameur elle pense que c’est une habitude chez vous ; vous courrez 10km sur le tapis, elle ne supporte pas la sueur ; vous participez au cours  d’abdos-fessiers, elle pense que vous êtes là pour mater (dès qu’elle s’est aperçu que vous n’êtes pas homo). A 75 euros par mois, c’est un investissement que vous faites uniquement pour vous. Mais certainement pas en mutualisant les objectifs…

Bon voilà, j’ai mes bons plans et je vous les ai livrés. Maintenant, je commence à me lasser un peu et je cherche des choses originales à faire en asso. Des tuyaux qui « payent » ?