Dans Facebook, il y a « fesses »

Ecrit avec doigté par: PataponMillésime 2007

La drague sur Internet, décidément, c’est plus ce que c’était. Entre Meetic qui est rempli de pervers, les chats qui sont remplis de pervers, et les sites de rencontres louches qui sont administrés par des pervers, le gibier a tendance à migrer en masse. Si certains iront se chercher du surgelé en boite, d’autres préfèreront partir à l’encontre de ces nouveaux territoires virtuels de la drague. D’autant plus que certains sont vraiment au top de la fashionnitude. En ligne de mire : Facebook, ce nouveau repère des jeunes adultes qui sentent bon la fraicheur de vivre. Et vu le nombre de cibles potentielles, ce n’est plus un fusil du dimanche qu’il va vous falloir, mais l’équipement thermonucléaire des Etats-Unis.

Facebook, c’est ce nouveau site à la mode de social networking qui ne sert strictement à rien. Vous créez un profil, vos amis vous rejoignent (si d’aventure ça n’était pas le cas, la maison décline toute responsabilité), vous échangez des photos, installez des
applications inutiles, vous inscrivez à des groupes bizarres, et, à première vue, ça s’arrête là. Oui, mais. Au moment de l’inscription,
vous allez pouvoir vous inscrire à un network, qui correspond généralement à votre zone géographique (Californie, France, Cuba,
Poudlard, etc.). Une fois que vous aurez passé cette formalité, vous pourrez consulter les profils détaillés de chaque inscrit au même network que vous. La chasse est ouverte, et en trois étapes s’il vous plait.

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Etape 0 (OK, il y avait un piège) : Aménager un peu son profil
Sur Facebook, essayer de discuter avec des gens sans avoir construit son propre profil, c’est comme danser la macaréna à poil sur les Champs-Elysées en espérant que ça vous offrira une entrée gratuite au George V. Vous allez donc devoir étoffer un peu ce profil qui fleure le vide interstellaire comme bon vous semble.  Attention à bien soigner vos goûts. Par exemple, évitez de préciser que vous adorez Hervé Villard si vous voulez choper de la slimeuse. Vous avez le droit de mentir. On est sur Internet après tout, on fait ce qu’on veut! Le tout, c’est de faire bonne figure auprès des filles. Alors, remplacez-moi ce vilain alerte à Malibu qui traîne dans vos séries télé préférées par Desperate Housewives ou Grey’s Anatomy, voulez-vous.

Etape 1 : Targetting
Une fois que vous vous êtes rendu présentable, il va falloir aller chercher les cibles là où elles sont. Et sur Facebook, elles sont partout. Il y a deux méthodes pour dénicher la perle rare :
— La méthode « les amies de mes amis sont mes amies »
Cette méthode consiste à regarder la liste d’amis de vos amis, voire la liste d’amis des amis de vos amis. Si l’on part du principe que l’herbe est toujours plus vertes dans l’assiette du voisin, les copines de vos potes doivent être plus canon que les vôtres. Alors, pourquoi se priver?
— La méthode « je veux choisir l’emballage avant de choisir ce qu’il y a dedans » à la méthode précédente, vous n’avez pas besoin d’avoir d’amis pour en profiter. Il vous suffit simplement de taper un prénom féminin dans le moteur de recherche, puis de cliquer sur les profils qui vous conviennent. Attention : le prénom n’est pas contractuel. Ce n’est pas parce qu’une fille s’appelle Victoria qu’elle sera forcément plus jolie qu’une autre qui s’appelle Roberte.

Etape 2 : Locking
Sur Facebook, il y a plusieurs techniques d’approche, chacune ayant son petit effet selon la personne qui est en face.
— Le Poke
Revient à faire une tape amicale sur l’épaule, déjà démodé. Qui plus est, cette méthode n’est pas très galante. On pourrait traduire ça par « Salut gonzesse. Ca roule? Moi, j’existe, et toi? », bref, ça fait un peu macho quand même. A éviter, sauf si vraiment vous avez la flemme d’envoyer un message.
— Le message Simple, net, personnalisé. A vous d’avoir un peu d’imagination pour accrocher une inconnue et la convaincre de vous parler. Comme partout, le sésame c’est de parler de ses goûts, de ce qu’elle aime, et si possible de faire un parallèle avec les vôtres tout en ouvrant sur des perspectives de dialogue. Exemple : « toi aussi tu as vu Matrix ? C’est dingue! il faut absolument qu’on
couche ensemble! » La réponse n’est pas garantie, mais il y a 99 % de chances pour que la demoiselle aille jeter un coup d’œil sur votre profil.
— L’ajout dans vos contacts : direct, franc, audacieux, moins goujat que ce que l’on pourrait supposer. Accompagnée d’un petit
message (si possible drôle à défaut de justifier clairement vos ambitions), votre requête sera presque imparable. Vous aurez alors le plaisir de faire plus ample connaissance dans des conditions idéales et plus si affinités.

Etape 3 : Shooting
Avant d’en venir aux mains, entre autres, prenez le temps de discuter avec vos cibles. Ca ne vous coûte rien, et ça leur fait tellement plaisir! A noter que Facebook étant un site qui ne sert à rien, les discussions resteront superficielles et d’une intimité aussi confine que celle de Paris Hilton après une coupe de champagne (indice : elle ne tient pas l’alcool). Rien ne vous interdit d’aller migrer sur MSN avant d’aller migrer sous sa couette, et encore moins de l’inviter à faire de même.

Quelques conseils pour finir : évitez les filles « In a relationship» (edit patapon : quoi que...). Le mec est sur Facebook dans 87 % des cas, ce qui peut être problématique. Les filles ayant comme statut « It’s complicated » risquent d’être des nids à problèmes, mais ne les mettez pas à l’écart pour autant. Après tout, l’amitié existe, nous ne sommes pas que des sexes sur pattes que diable! A noter que « In an open relationship », ne signifie pas « je suis casée et je veux le crier à la terre entière », mais « je suis casée, mais c’est principalement formel. Viens me chercher! » L’erreur est fréquente chez les Françaises. Alors soit il y a un problème dans l’enseignement de l’anglais, soit les Françaises ne sont vraiment plus ce qu’elles étaient.

J’avoue que cette méthode fait un peu « Clément le No-Life fait ses courses ». Mais je vous rappelle que les filles sont aussi sur Facebook, et entre nous, il y a beaucoup plus de Clémentine qu’on ne le croit…