La guerre du feu pour allumer un joint

Ecrit avec doigté par: PataponMillésime 2008

C'est férié, pour une cause histoire d'oeufs et de poules en chocolat, l'histoire que je vais vous rapporter aujourd'hui n'aura pourtant rien à voir avec Pâques, mais vous y trouverez des poules.

Cette histoire, c'est celle racontée dans le film actuellement à l'affiche : 10 000 BC (ce qui signifie 10 000 ans avant Jesus Christ, l'époque à laquelle on comptait à l'envers, et non 10 000 Black Calvados ni 10 000 Bonasses en Chaleur )

alors dans ce film, ça commence par un contexte bien posé : il ne se passe pas grand-chose dans la vie d'une tribu (assez pauvre) de rastas blancs, il y a juste une fille aux yeux bleus qui se la joue hyper cool et un chasseur de mammouths qui se la joue incompris... en tout cas, ils ont tous des dreads. Ce mec s'appelle D-jay ou un truc comme ça. Son petit nom à elle c'est Ovulet, on comprend donc assez vite son rôle dans cette grande histoire qui vous allez voir, pose les bases de toute l'humanité qui s'en suit (donc, cette histoire nous concerne, pay attention please).

Une fois le contexte passé, il y a une attaque de mammouth et D-jay balance au chef des mammouths (un grand mâle) un filet avant de le filer façon "bare-foot sur paris plage". Il se fait traîner par le chef mammouth pendant quelques minutes sur de la musique qui te colle la frousse avant de le buter accidentellement, mais comme personne ne l’a vu, il dit qu'il l'a tué tout seul en en rajoutant des tonnes façon pécheur de "hareng dépressif avec un penchant suicidaire". Il reçoit tous les honneurs de la vielle sage du village et gagne un méga promotion, il devient en quelque sorte un senior manager rasta blanc. Après ça la fille qui se la joue cool aux yeux bleus lâche son diabolo et s'éprend de ce beau senior manager local.

Il a à peine le temps de lui faire son sketch d'incompris que des skin-heads débarquent sur leurs motos (bon ce sont des chevaux, mais à l'époque c'était assez novateur un cheval) pour venir capturer tous les
membres de la tribu rasta. Bien sûr ils prennent Ovulet. D-jay, bien trop occupé dans sa hutte à se masturber le cerveau sur les responsabilités que lui confèrent son nouveau poste passe du coup complètement à côté de cette péripétie et laisse sa belle se faire capturer par les skin-heads. Quand il découvre tout ça, il décide de se la jouer super héros et, sur fond de coucher de soleil, va chasser les skin-heads pour récupérer sa meuf.

Il quitte donc son bled paumé où tout le monde se gèle les couilles, traverse une montagne et se retrouve dans une forêt tropicale où il fait assez chaud pour cuire un oeuf sur le trou de balle d'un mammouth.
Mais bizarrement, il n'en fait rien, car sa mission est plus importante, il ne doit pas perdre la trace de pneu (bon OK de sabots) des chevaliers skin-heads. Il ne reste pas bien longtemps dans cette forêt, déjà parce que la musique est pourrie, mais surtout parce que cette forêt regorge de poules géantes limites volantes et visiblement affamées, car on ne voit pas bien ce qu'elles pourraient bouffer dans une forêt tropicale... tout le
monde sait que les poules ça mange que du soja. Bref, le bec des poules il fait chlac-clhac, découpe des bambous en veux tu en voilà et hop charge la fourgonnette sur le parking de Truffaut. Bon visiblement notre D-jay il en a vu d'autres et il n’en a rien à foutre des bambous, ça ne dois pas coller pas avec la déco — poils de mammouth de vieux cool attardé qui ne fait pas son âge — de sa chambre.

Sur le long chemin vers on sait pas encore où les skins-head continuent de capturer des villageois d'autres tribus... du coup, D-jay il profite du malheur des autres pour abuser leur confiance et les forcer à
l'accompagner à la poursuite de sa meuf. Ah non j'oubliais comme D-jay a sympathisé avec un tigre tout le monde pense que c'est un dieu (comme C-3P0 dans le retour du jedi). Bref ça commence à faire une sacrée armée où les rastas blancs côtoient les blacks unis pour libérer une meuf qui se la joue cool, une belle leçon de tolérance hollywoodienne.

Bref bref bref, s'en suit des séquences dans le désert sur la rive gauche du Nil tout ça pour arriver chez des égyptiens albinos qui font construire leurs pyramides par des mammouths et des rastas, des blacks et plein d'autres gens capturés par des skin-heads qui empochent le blé et se barrent, sauf un, qui est tombé amoureux de la fille cool.

D-jay et son armée de la tolérance ils provoquent le premier mai 68 de l'histoire (mai -10 068) et sèment le bordel dans les rangs d'esclaves et de mammouths (pas rancuniers) qui veulent plus bosser alors que les
pyramides elles ne sont même pas finies. Tout ça pour buter le dieu des Égyptiens albinos et récupérer sa meuf. Mais manque de bol, c'était sans compter sur le skin-head au coeur tendre qui tente de lui capturer encore sa meuf, s'en suit un combat malheureux où Ovulet se chope une fléchette perdue et sombre dans un concert de violons. Mais il y a tellement de violons qu'elle revient à la vie et que D-jay laisse échapper une larme. Pour conclure en beauté, les blacks filent des extasy à D-jay qui s'en va retourner dans son bled avec sa meuf pour y faire pousser de l'herbe, car on s'y gèle même plus les couilles et qu'on dirait qu'il commence un peu à bronzer.

Le film se termine sur un générique de noms allemands.

J'imagine que dans la suite on découvrira comment le reggae est né et surtout à quoi peuvent bien servir les extas offerts par les dealers black.

J'espère juste que ce film ne va pas défoncer le box-office.