La règle des périodes masculines – partie 1/

Ecrit avec doigté par: EsquimauMillésime 2008

Partons d’un constat simple : nos vies amoureuses et nos instincts sont périodiques. Comme toi, petite lectrice qui me lit sans doute dans ton lit, car Maman ne veut pas que tu tchatches des garçons sur MSN, nous aussi les hommes faisons face à la période. Des hauts des bas ou débats si vous voulez quoi qu’il en soit on est un peu pareils tous les 2. Sauf que nous on est pas relou pendant nos périodes!! Enfin pas de la même façon…

Le manque

Chez nous une période (parfois omniprésente chez certains) est synonyme d’une drôle d’impression : celle de vivre avec une béquille, même qu’on dort même dessus parfois, c’est salement encombrant ce machin, ça ne dégonfle pas, on renverse tout sur son passage. Le matin on se réveille la bave aux lèvres sous un chapiteau de couette la tête encore dans ses rêves un peu bizarres où tout était histoire de fesses. Aie faut le plier en 2 pour rentrer dans son jean et manque de bol tout le monde saura que vous portez à gauche ou à droite. On a du mal à ne pas rester assis à son bureau ou on ne bronze plus que du dos. Bref en un mot c’est le manque, et chez nous c’est souvent long et dur (au sens figuré aussi).

À qui cela n’est pas déjà arrivé ce genre d’histoires? Hein je vous l’demande! Être vraiment dans une situation où 30 secondes de chaque minute sont consacrées à vous demander si cette femme s**** bien ou si celle-là porte quelque chose sous sa jupe. Plus rien n’a de sens que si on peut en tirer (tout court) quelque chose qui satisferait l’espace d’un moment cette obsession. Bref la zone à éviter quand vous êtes comme ça c’est le bureau, car vous ne maîtrisez plus vos yeux, ils sont irrésistiblement attirés par tout morceau de peau du sexe opposé ou par tout déhanchement que, comme un radar, vous avez entendu arriver au bout du couloir. Constamment grillé par les femmes au décolleté plongeant (en même temps cocotte si tu mets un décolleté c’est que tu veux les montrer tes nénés!). 

Vous vous êtes transformé en super héros, super zéro, radar des open spaces ou renard des moquettes c’est comme on veut, mais une chose est sûre votre cerveau est dans le tiroir et vous avez garé vos couilles à l’entrée de l’immeuble. Oui, il en faut de la volonté pendant cette période pour ne pas faire de bêtises. Mais merde on a rien demandé pour choper ce poids dans l’entrejambe, ça nous tombe dessus comme ça et faut attendre que ça passe… OU PAS! Et là c’est un texto qui vous sauvera de l’hypertrophie phallique bleutée. Vous pouvez zapper tout de suite la discothèque, et même la plus pourrie du monde, car vous puez plus le sexe qu’une cabine de sex shop et pour sûr les filles le sentiront, elles…

Alors il faut être malin et… con pour se sortir de ces sales draps dans lesquels les foutues hormones vous ont jeté alors que vous fêtiez fièrement vos un mois sans sexe. C’est limite d’ailleurs si on n’a pas l’impression de revenir au temps des premiers poils qui poussent tellement ça nous travaille. Une renaissance en d’autres mots, car ça revient au même de se dépuceler pour la seconde fois. C’est un moment qu’on attend avec impatience. Pas de doute ça durera aussi longtemps. Aaaah ce texto peut vous sauver la vie, un simple OK à la question maladroite « salut ça va? ça te dirait de passer prendre un verre à la maison maintenant? » et c’est presque déjà fait! En 2 coups l’histoire sera pliée et vous dormirez mieux. La pauvre croit récupérer le bonhomme alors qu’il s’agit simplement de bien comprendre 2 mots qui lui colleront à la peau pendant un moment : Plan cul. Bien sûr, je ne conseille à personne ce texto salvateur qui peut vous être fatal, car vous aurez déterré le boulet qui dort, celui du fond du répertoire, le dernier recours du dernier recours, qui a économisé tout son forfait pour vous rappeler. Ah la moule qui s’accroche! Damned! Mais pouvoir se remettre à dormir sur le dos dieu que ça fait du bien!