Mon vibro à moi, il a plusieurs anneaux.

Ecrit avec doigté par: Mad-mathMillésime 2008

Ce matin, j’avais un rendez-vous et je pensais me rendre en province en voiture comme tous les jours. Le truc classique. Quatre roues, des portes, un moteur, un volant… Seulement ce matin, ayant besoin d’un grand coffre, un copain me propose son break Audi. Je ne vais pas refuser d’autant plus que je suis un grand fan des breaks de la marque aux anneaux. Vous allez me dire que jusqu’ici il n’y a rien d’extraordinaire… sauf si je vous dis que la poupe de ce qui va vite s’avérer être un vaisseau spatial est ornée tout comme le hayon d’un joli logo RS4!

Je vois que déjà certains comprennent de quoi je parle... Quelques chiffres vont aider les moins affûtés côté bagnoles : V6 2.7L bi-turbo, 1620 kg, 380 ch, 440 Nm, 0 à 100 km/h en 5s… Le tout dans un banal break A4 ou presque, gris clair qui plus est! Bon je vous l’accorde, en m’approchant de plus près, on se doute que le moteur n’est pas le 1.9L TDi qui équipe la moitié de la production de breaks A4. Jupe frontale du style gueule béantes avec de multiples entrées d’air, ailes avants et arrières élargies, ouïes d’aération dans le pare-chocs avant, doubles sorties d’échappement conséquente…

Fini les chiffres, au volant, direction l’A14 puis l’A13. L’intérieur n’est pas décevant, on est dans une Audi et c’est bien de la finition Audi. Rien à redire, c’est bien fini, quoiqu’un brun austère. Bien installé dans les sièges récaro, contact… Vraaaaaaooooooouuuum.

Bon, un brin déçu tout de même. Ben oui, la double sortie laisse échapper un son sourd, mais pas assez rauque à mon goût. Bon ça fait tout de même un bruit bien différent que ma 206 !!! 1 ère, on décolle. Incroyablement civilisée, ça se conduit comme un vélo. Un vélo pêchu certes, mais pas brutal. Il parait que ça change passé les 3000 tours, on va voir ça rapidement.
Sorti des grands boulevards parisiens, on passe sous la Défense ou à chaque pression du pied droit, le son du moteur résonne dans le tunnel, les voitures qui me précèdent se rabattant alors instinctivement. Pas de voiture à l’horizon, je rétrograde de 5 en 3. 2300 trs/min, j’écrase l’accélérateur… pas grand-chose ou presque, 2800 trs, 3000 trs…je dois déjà changer de rapport, et comme assis dans une catapulte ça recommence, le sifflement des turbos a nouveau et c’est reparti! INCROYABLE. Ca pousse, c’est brutal, mais tout ça façon pullman, peu de bruit, bien installé, mais putain, qu’est ce que ça pousse!

Le plus bluffant restant la parfaite motricité de l'engin. La route légèrement grasse ne gêne en rien et vous pouvez être certain que via la transmission intégrale « quattro » il n'y a pas le moindre cheval de perdu dans l'exercice (les filles, « transmission intégrale », ça veut dire que le moteur pousse sur les 4 roues, et pas sur seulement sur les 2 avants comme dans 90 % du parc automobile ;-).

L’effet turbo prend ici toute sa saveur. Comment vous dire? Dans une sportive « lambda » atmosphérique de même puissance, vous accélérez et plus vous prenez des tours, plus ça pousse. Et bien ici, instantanément lorsque les turbos s’enclenchent, la poussée devient brutalement maximum, de plus avec les turbos le couple est très supérieur à un moteur atmosphérique, la poussée est donc d’autant plus véloce!  Une expérience à vivre pour le moindre amateur automobile ou même pour n’importe qui voulant se faire quelques sensations fortes!

Voilà donc celle qui pourra réconcilier tout amateur de sportives à la vie de famille, exit le scénic DCi. Voici même pour moi une bonne raison de faire des bébés…