Nous sommes tous des obsédés refoulés, et je vous le prouve !

Ecrit avec doigté par: Mr KAMillésime 2007

Il existe, ici et là, des choses bizarres...

...Telle que notre silence gêné sur le visionnage (passé, présent et/ou futur) de films à caractère érotico-pornographiques (ou comme dirait ma mère, les films « olé olé »).

Hé oui, non content de porter un pseudo au genre ambigu et m’y planquant derrière celui-ci, je compte écrire sur un sujet assez important et pourtant, personnel et commun. Ici pas de vocabulaire vulgaire ou de jeux de mots scabreux, mais un sujet qui nous touche tous, quelque soit notre âge ou notre position sociale. Lors de l’écriture de ce petit paragraphe, j’ai eu le besoin de demander à diverses personnes ce qu’ils en pensaient, chacun ayant son avis : « l’éjac-fac c’est cool » dit mon rédact’ en chef,  « spectacle
satanique et honteux » dit notre stagiaire esclave (il est mormon, merci de l’excuser), et notre chien Gnocchi, se mordant l’entre jambe, ne comprend pas vraiment la polémique (note du rédacteur : j’aime sa façon de pensée, à Gnocchi)

Mais alors, si je suis la réflexion de Gnocchi, qui est probablement la réincarnation d’un vieux philosophe grec ayant eu un mauvais karma, pourquoi cet article? Parce qu’ hypocrisie il y a, hypocrisie il faut dénoncer. Dans une société guidée par la jouissance et le sexe, pourquoi est-il gênant d’annoncer que nous avons vu ces films? Le sexe existe depuis toujours, et depuis l’existence de nos nouvelles technologies, le sexe a été un vecteur et une confirmation de la vraie valeur de ces nouveaux communicants. Il est intéressant de savoir que si nous avons eu le VHS, le minitel, l’Internet, les DVD, les blogs, etc.. Ce n’est QUE grâce au sexe. Cela vous en met une couche? Attendez la suite…

Et les nouveaux supports DVD doivent accepter ces formats pour pouvoir confirmer un succès. Mais personne n’ose en parler! Ou bien il faut le faire en caractère 5 dans un paragraphe (ce que je ne ferai pas ici) ou bien l’annoncer entre collègues, tard le soir, dans un bar malfamé dans une bourgade d’Auvergne.

Et bien assez, nous avons tous fait notre éducation sexuelle soit avec M6, soit avec Canal soit avec une vieille Allemande de l’Est peu farouche et tout à fait respectable dans les bars du port de Calais. Il faut accepter le fait que nous avons tous eu la main au cœur (figurativement) et que les films de culs sont une bonne chose pour tout jeune boutonneux comme notre stagiaire-apprenti et que même en couple, oui mesdemoiselles, ce type d’art  cinématographique a été et peut être un vecteur préliminaire.   

Et que derrière chaque couple à l’activité sexuelle heureuse et épanouie, se cache un film qui a éveillé nos sens et appétit sexuel. Donc vivent les « Joy », « Lady Chaterley » et autre « Emmanuelle », et ton cortège de contrechamps audacieux, d’érotisme velu et de sexe sans pénis apparent. Vive les sites Internet et autres blogs,  les Tabatha Cash, Zara White et Marc Dorcel pour nous avoir montré comment faire dans les moments les plus intimes d’une relation, avec tes plans répétitifs, d’érotisme (souvent) absent et de sexe avec pénis apparent. Quelques soient vos goûts et penchants, que vous matiez intensivement ces films (ce qui nous amènera, dans des cas spécifiques, à vous conseiller de voir notre psy) ou bien « The L World », sans son. 

N’ayez plus honte. 

Dites haut et fort : « Oui, j’ai vu des trucs de culs et je n’en ai pas honte ».

Tous en ont maté : votre boss, votre voisin, votre copine, votre banquier, le mec en face de vous : TOUS. TOUS. 

Bon, il est où ce stagiaire que je lui file une copie d’« Emmanuelle » ?