Où planquer ses capotes ?

Ecrit avec doigté par: PataponMillésime 2007

Ou l’art de ménager l’envie tout en restant classe.

Vous avez passé une bonne soirée en compagnie d’une target fraichement rencontrée. Il est tard et elle prétexte de devoir se réveiller tôt le lendemain matin pour aller bosser. Dans un monde parfait, vous habitez près de son boulot et l’invitez donc naturellement à dormir chez vous. Sur le canapé, évidemment.

Vous racontez que c’est le bordel et qu’il ne faut pas y faire attention, vous entrez dans l’appartement, au moins 100 m2 ; elle est sous le charme, mais le canapé est caché sous une montagne de paquets de chips. C’est le moment de dire que votre lit est immense et qu’il y a largement de la place pour deux. Elle accepte, en feignant un « en tout bien tout honneur » qui signifie en réalité « en toute petite tenue le bonheur ».

Là tout s’enchaine, passage à la salle de bain, déshabillage et mystérieuse préparation de la fille (le mec est déjà couché). Elle rejoint sa place à gauche du lit et tout le monde se souhaite bonne nuit. Le petit coup de doigt pour éteindre l’interrupteur signifie le début d’une tout autre histoire. Les corps se rapprochent, les bouches s’embrassent, tous les indicateurs sont au vert, l’envie est irrésistible. Mais voilà, si sans maitrise la puissance n’est rien, sans protection la relation va trop loin. Angoisse, elle glisse à votre oreille (tu en as?), le mec n’est franchement pas bien placé à ce moment-là pour traverser son appartement jusqu’à la salle de bain (qui par malheur n’est pas du tout à côté de la chambre à excès) : Non seulement c’est très désagréable de courir (oui à ce moment-là on court) avec un gouvernail face à soi, mais en plus la magie est franchement entamée et la réalité nous fait du pied : « putain elle est trop moche en fait, j’en ai plus envie ou putain elle est canon, pourvu qu’il m’en reste ». Souvent il faut aller dans le placard à pharmacie, virer tous les médocs dans l’évier, attraper la boite de capote, arracher deux ou trois (ou 4 ou 5) saintes capotes de la ribambelle (bah oui, il faut anticiper la nuit de folie), et revenir, en courant, un ruban en plastique à la main. Avec un peu de chance, vous avez toujours la verge en verve, mais qu’en est-il de la demoiselle : elle s’est endormie, elle s’est refroidie, elle n’a plus envie. L’emplacement des capotes est donc hyper stratégique. Il faut jongler entre un endroit pas trop visible (avoir des capotes sous son oreiller ce n’est pas vraiment la classe), ni trop loin. Le mieux est le petit tiroir de la table de nuit, mais dans les vies made in Ikea, ces tables de nuit ne font plus partie de nos vies. Reste donc les petites cachettes qui permettent de les attraper en toute discrétion (les faire apparaitre comme par magie enchantera votre partenaire), le must, c’est donc de les planquer dans l’objet le plus innocent qui soit : dans le dos de votre popples (vous savez les peluches bien nommées avec une poche derrière) bien que cela ne soit pas très viril, ça démystifiera pas mal le passage par la case capote. Reste le bon vieux CD à double fond qui permet de cacher les capotes, et de mettre la zik idéale pour que tout se passe comme dans un rêve…

Et vous, vous en avez un stock chez vous? Toujours sur vous? Rangé dans un endroit particulier? Et les filles, vous en avez chez vous ou dans votre sac ou vous pensez que c’est au mec d’assurer? Vous vous en foutez de ce moment un peu "touchy", moi je crois que ça amuse ma chérie de me voir me balader à poil à travers champs.